Notre vision : De jeunes parents qui réussissent et des enfants sains et heureux
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Historique

 

L'histoire de la Maison Sainte-Marie remonte aux années 30. À l'époque, les Sœurs de la Providence avaient choisi un immeuble résidentiel de trois étages dans l'avenue Daly, qui appartenait alors la Ville d'Ottawa, pour offrir des soins de garde aux adolescentes et aux jeunes adultes catholiques qui étaient enceintes et non mariées. Six mois plus tard, des difficultés financières les ont forcées à fermer la Maison.   


Des citoyens intéressés du diocèse ont alors entrepris des démarches auprès de l'archevêque et ont reçu un soutien financier du diocèse d'Ottawa pour prendre soin de 18 résidentes et de 14 bébés. Ces services répondaient à un besoin communautaire grandissant de protection de ces jeunes mères non mariées et de leur nourrisson durant et après la grossesse.

 

Au cours des 30 premières années de son existence, et ce jusqu'en 1963, la Maison Sainte‑Marie a pris soin de 1 205 nourrissons et a veillé à l'adoption d'un grand nombre d'entre eux. Lors la création de la Société d'aide à l'enfance en 1964, la Maison Sainte‑Marie a mis fin à son service d'adoption et a réorganisé son programme. Elle a élargi son mandat afin d'y admettre toutes les jeunes femmes, quelle que soit leur religion.

 

La Maison Sainte-Marie a traversé les années 60 et 70 avec cette philosophie élargie, et les soins offerts se sont enrichis et approfondis. La Maison a commencé à offrir aux jeunes femmes des services d'éducation, de counseling et de préparation à l'emploi, ainsi que des cours d'aptitudes à la vie quotidienne, des cours prénataux, des soins de santé et des ateliers de préparation à la réinsertion dans la société dans lesquels les participantes apprenaient à puiser dans leurs ressources intérieures.

 

En 1972, face à la demande croissante de services, la Maison Sainte‑Marie a déménagé sur le chemin Cadboro, à Gloucester, dans un bâtiment plus moderne doté d'une capacité de 28 lits. Elle a demandé une subvention au ministère des Services sociaux et communautaires de l'Ontario, et une entente contractuelle a été conclue, d'abord en vertu de la Loi sur les établissements de bienfaisance, puis en vertu de la Children's and Youth Institution Act. Avec l'arrivée d'une nouvelle loi en novembre 1985, le permis d'exploitation et le financement ont été accordés sous l'égide du projet de loi 77, la Loi sur les services à l'enfance et à la famille.

 

Un programme novateur

 

La Maison Sainte-Marie a innové en étant la première maison de maternité en Ontario à offrir un service de tutorat privé en résidence (offert par le Conseil scolaire d'Ottawa). Grâce à ce programme, qui a plus tard été adopté par tous les conseils scolaires régionaux (jusqu'en 1997, où on a mis un terme à l'initiative en raison de réductions budgétaires), les résidentes pouvaient continuer à étudier en attendant la naissance de leur enfant. En 1985, la Maison a ouvert sa première unité de soins postnataux pour les mères et les nourrissons, offrant ainsi un soutien en résidence aux quelques jeunes mères qui gardaient leur bébé à cette époque.

 

Mars 1987 a marqué un autre tournant historique : après s'être battue pendant six ans avec des difficultés d'entretien insurmontables, la Maison Sainte‑Marie a déménagé au 659, rue Church, à Ottawa. Les Filles de la Sagesse de l'Ontario, un ordre catholique, a généreusement acheté et rénové un ancien couvent de deux étages mettant ainsi un terme à la relation de 54 ans de la Maison Sainte-Marie avec l'archidiocèse d'Ottawa‑Carleton.

 

Emportés par un regain d'enthousiasme dans cette nouvelle Maison, le conseil d'administration et le personnel se sont immédiatement consacrés à élargir la portée des programmes et de l'action communautaire. En fait, l'élaboration des programmes est devenue très dynamique, plaçant la Maison Sainte‑Marie au premier rang des services offerts en maison de maternité dans la province.

 

En 1990, la Maison Sainte‑Marie a obtenu une importante subvention de la Fondation Trillium de l'Ontario. Ce financement spécial a donné le coup d'envoi à sept grands projets destinés à rehausser le niveau de compétences professionnelles et organisationnelles dans la Maison Sainte‑Marie. Ces projets comportaient entre autres le perfectionnement professionnel des membres du conseil et du personnel, une analyse sur les lieux, l'élaboration d'un programme de bénévoles, l'achat d'une minifourgonnette pour assurer le transport des clientes vers les programmes et l'achat de nouveaux meubles pour le salon. L'analyse sur les lieux a mené à dix recommandations organisationnelles stratégiques, que le conseil a commencé à étudier et à mettre en œuvre en 1991.

 

Ce n'est pas par hasard qu'en 1991, la Maison Sainte‑Marie a conçu et réalisé une vaste étude provinciale sur la toxicomanie chez les clientes des maisons de maternité en Ontario. Rendue possible par la subvention de la Fondation Trillium, cette étude, intitulée The Teachable Moment (Le moment propice à l'apprentissage) a posé les jalons pour d'importantes améliorations aux programmes et le perfectionnement du personnel en vue de lui permettre d'offrir des services plus efficaces aux jeunes mères sur les enjeux liés à l'usage de substances toxiques. The Spiral of Growth (La spirale de la croissance), une étude subséquente terminée en 1994, a permis d'orienter la révision du programme résidentiel destiné à aider les clientes à opter pour un mode de vie plus sain.

 

La collaboration avec d'autres prestataires de services a atteint un nouveau sommet en 1991‑1992 lorsqu'on a officiellement institué le Réseau de soutien pour jeunes parents célibataires (RSJPC). Les cinq organismes du Réseau ont conjointement produit une étude déterminante sur les jeunes femmes enceintes et les jeunes parents d'Ottawa‑Carleton, intitulée High Risk parenting: A Greater Than Average Challenge (Les parents à haut risque : un défi supérieur à la moyenne). Cette étude brossait pour la première fois un tableau complet de la vie des jeunes familles monoparentales et des enjeux émergents auxquels font face les jeunes femmes enceintes et les jeunes parents à risque.

 

En 1994, Santé et Bien‑être social Canada a choisi le RSJPC comme lieu idéal pour le financement de programmes offerts dans le cadre de la stratégie nationale du Programme d'action communautaire pour les enfants. On a chargé la Maison Sainte‑Marie d'administrer cette importante subvention pluriannuelle pour le compte du Réseau. La Maison Sainte‑Marie s'est soudain vue propulsée à un nouveau niveau d'élaboration de programmes à l'échelle nationale. C'est ainsi que le programme d'élimination ou de réduction du tabagisme pour les jeunes femmes enceintes, Maman, on écrase! et que la Boîte à outils pour une meilleure G.E.S.T.I.O.N. de la colère et du stress (Gérer nos Émotions en faisant de la Sérénité et de la Tendresse des Ingrédients Omniprésents dans Nos vies) ont vu le jour. Ces ressources dynamiques et conviviales à l'intention des jeunes ont été élaborées dans les deux langues officielles.

 

Une Maison permanente!

 

Étant donné la conjoncture économique et politique difficile, le conseil d'administration de la Maison Sainte‑Marie a lancé une Campagne pour SainteMarie en juin 1994 en vue de stabiliser la situation financière de la Maison Sainte-Marie. Son objectif financier comportait notamment la collecte de 500 000 $ afin d'acheter une maison permanente pour l'organisme et de garnir le portefeuille des programmes. Par suite de cette campagne réussie, la Maison Sainte‑Marie a acheté le 30 mars 1995 l'immeuble au 650 de la rue Church, mettant ainsi fin à 62 ans de vie de locataire. Tous les fonds recueillis pour acheter la résidence ont été obtenus d'entreprises privées, grâce à un conseil d'administration bénévole très dévoué.

 

L'expansion des programmes se poursuit

 

En 1996, Santé Canada félicitait le RSJPC de son excellente feuille de route sous le leadership de la Maison Sainte‑Marie, et le choisissait comme cadre du nouveau Programme canadien de nutrition prénatale. L'initiative locale, baptisée Ça mijote, a acquis une notoriété nationale grâce au message d'intérêt public créatif Buns Baby, télédiffusé dans tout le pays.

 

Entretemps, la Maison Sainte‑Marie souffrait d'un grave manque d'espace en raison de la popularité de ses programmes novateurs, efficaces et ciblés pour les jeunes femmes enceintes et les jeunes parents. L'offre de services communautaires dans un cadre résidentiel entraînait de nombreux obstacles à la réalisation d'un de nos mandats principaux, à savoir fournir un abri sûr aux résidentes.

 

En septembre 1997, le conseil a commencé à se pencher sur le problème d'espace auquel la Maison faisait face, et a cerné les préoccupations de santé et de sécurité qui exigeaient une attention immédiate. On a effectué une étude approfondie de l'utilisation des pièces. Plusieurs séances de planification d'une journée ont eu lieu sous la direction d'une animatrice et en présence du conseil d'administration, du personnel et de représentants des partenaires communautaires.

 

On a donc clarifié les besoins de services avec les membres de la collectivité et constaté qu'il fallait à tout prix maintenir et élargir les services offerts aux clientes non résidentes en portant particulièrement attention aux services et aux programmes destinés aux groupes suivants :

 

  • les jeunes femmes enceintes francophones;
  • les jeunes femmes enceintes n'ayant pas besoin d'un soutien résidentiel;
  • les femmes ayant quitté la résidence et ayant besoin de services permanents et d'un suivi pendant la journée;
  • les enfants de groupes d'âge élargis.

 

En décembre 1999, grâce à la générosité d'un donateur, le conseil a accepté une offre temporaire (pour un maximum de deux ans) de déménagement au 312, avenue Laurier Est. La direction générale et le personnel administratif de la Maison Sainte‑Marie et du RSJPC se sont donc installés dans ces bureaux (un partenariat avec le siège social national de l'Ambulance Saint‑Jean). Il s'agissait d'une solution provisoire en attendant que le conseil trouve un lieu permanent pour les programmes de la Maison.

 

Les anciens locaux de la Maison continuaient d'être utilisés à (trop) pleine capacité. Le changement de bureau mentionné ci‑dessus était à peine terminé lorsque l'École secondaire Immaculata et l'Ottawa Carleton Catholic School Board a offert de créer une salle de classe satellite dotée d'une enseignante à plein temps dans l'immeuble. On a mis à l'essai le nouveau partenariat au printemps 2000, et le conseil scolaire a rendu son statut permanent à l'automne suivant. Cela redonnait ainsi aux jeunes femmes enceintes l'espoir de pouvoir obtenir des crédits en vue de terminer leurs études secondaires, qu'elles avaient abandonnées.

 

Une visite royale

 

Le 9 juin 2000, l'honorable Hilary Weston, lieutenante‑générale de l'Ontario, nous rendait visite. À cette merveilleuse occasion, Mme Weston a rendu hommage à Anne Worsfold pour ses nombreuses années de services bénévoles.

 

Le nouveau Centre de programmes et d'action communautaire voit le jour

 

En juin 2000, l'ancienne École Notre-Dame-de-la-Joie a été mise en vente par le Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre‑Est. Notre conseil d'administration a jugé que cette propriété résoudrait les problèmes d'espace de la Maison Sainte‑Marie. Cette propriété offrait les avantages suivants :

 

  • Son emplacement au 780, rue Church, soit à deux coins de rue de notre Maison (659, rue Church) et sa proximité avec Vanier;
  • La taille raisonnable de cette ancienne école primaire;
  • Le bon état général de l'immeuble;
  • Le zonage qui convenait au programme qu'on voulait y offrir;
  • Le précieux terrain de la propriété, qui résoudrait les problèmes de stationnement de la Maison et offrirait des possibilités de développement futur.

 

En juillet 2000, le conseil de la Maison Sainte‑Marie a pressenti nos mentors de longue date, les Filles de la Sagesse, afin de leur demander de l'aide pour acquérir la propriété scolaire. Les sœurs ont accepté de placer une offre d'achat sur la propriété en notre nom, à condition que la Maison Sainte‑Marie cherche activement d'autres fonds pour leur racheter la propriété le plus rapidement possible. Dès le départ, les Filles de la Sagesse ont précisé qu'elles n'avaient pas l'intention de conserver cette propriété à long terme.

 

À la fin de septembre 2000, le Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre‑Est a accepté l'offre des Filles de la Sagesse d'acheter la propriété au montant de 695 000 $. Le bail signé avec la Maison Sainte‑Marie précisait que cette dernière rachèterait la propriété au 780, rue Church, des Filles de la Sagesse, pour le même prix et rembourserait tous les frais encourus, moyennant 30 jours de préavis par écrit, ce qui était un arrangement très généreux. En outre, les Filles de la Sagesse avaient indiqué que bien qu'elles encourageaient la Maison Sainte‑Marie à utiliser l'immeuble pour y offrir des programmes pendant la durée du bail, elles n'approuveraient pas de rénovations à la propriété durant cette même période à cause des risques et des responsabilités que devrait assumer leur ordre.

 

Au cours de l'année suivante, le conseil d'administration de la Maison Sainte‑Marie a continué de solliciter les gouvernements, les fondations et les sources privées. La Campagne pour SainteMarie a recueilli environ 1,5 millions de dollars, ce qui tenait du miracle! C'est ainsi que la Maison a pu racheter l'ancienne école élémentaire de ses mentors, les Filles de la Sagesse, et qu'elle a pu rénover l'immeuble en vue de répondre aux besoins des programmes. Elle a également meublé son nouveau Centre de programmes et d'action communautaire et a donné à la Résidence une légère cure de rajeunissement.

 

Les principaux organismes ayant contribué à cet important projet d'immobilisations comprenaient :

 

  • SuperBuild Ontario;
  • les Sœurs de la Charité d'Ottawa;
  • la Fondation Trillium de l'Ontario;
  • le ministère des Services sociaux et communautaires de l'Ontario;
  • la Municipalité régionale d'Ottawa-Carleton.

 

En janvier 2002, tout le personnel de la Maison Sainte‑Marie est revenu sur la rue Church, et le 27 janvier, nous avons ouvert à la clientèle les portes de notre nouveau Centre. En avril 2002, la nouvelle Ville d'Ottawa a changé le nom de la rue pour de l'Église.

 

La Maison Sainte-Marie a célébré son ouverture officielle le 20 septembre 2002 sous une grande tente montée sur le terrain. Des dignitaires des gouvernements fédéral, provincial et municipal se sont joints à une foule de plus de 250 donateurs, partenaires, clientes et membres du personnel afin de marquer l'occasion. Des étudiantes de la classe satellite de l'École secondaire Immaculata à la Maison Sainte-Marie ont joué de la musique et offert des témoignages. Les organismes ayant contribué au projet d'immobilisations ont coupé le ruban symbolique.

 

La Maison Sainte‑Marie a bénéficié d'une des plus importantes subventions accordées par la province en vertu du Fonds d'aide au développement de la petite enfance - offert pour un temps limité en Ontario - ce qui lui a permis en 2002‑2003 de mettre en œuvre l'Énoncé de vision qu'elle avait préparé pour son nouveau Centre. Le personnel, le conseil et la clientèle étaient très heureux de ces nouvelles possibilités qui s'offraient aux jeunes femmes enceintes et aux jeunes parents à Ottawa.

 
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